L'historique d'ISF

Durant l'année 2000, la même année où les Objectifs du Millénaire pour le Développement ont été signés, Ingénieurs Sans Frontières est né. Les co-fondateurs Parker Mitchell et George Roter étaient intéressés à tirer profit de la profession d'ingénieur au Canada - un groupe qu'ils croyaient passionné d'améliorer l'état du monde - afin de contribuer aux Objectifs du Millénaire visant à réduire moitié la pauvreté dans le monde d'ici à 2015.

Les étudiants, les professionnels et les firmes en génie se sont rapidement impliqués. Ce qui a commencé comme « une idée farfelue, sans argent, sans main d'œuvre et sans ressources » (The Globe and Mail, 2002), est aujourd’hui l'une des organisations de développement les plus respectées au Canada. Jeffery Sachs, un des meilleurs économistes au monde et directeur du Earth Institute, a déclaré dans un de ses discours au congrès State of the Planet 2008 : « Nous avons tous besoin de soutenir le type de travail qu'ISF réalise ... c'est tout simplement une organisation fantastique, fabuleuse. »

Pendant les premières années, les volontaires d'ISF, qui sont les véritables architectes de l'organisation, ont travaillé sans relâche pour bâtir une capacité organisationnelle suffisante afin qu'ISF puisse avoir un impact significatif et durable sur les communautés en développement. En 2001, nous avons envoyé le premier volontaire outre-mer d'ISF et avons tenu notre premier Congrès national. Ce n'est qu'en 2003 qu'ISF a embauché son premier employé, George Roter.

2003 fut aussi l'année pendant laquelle ISF adopta une nouvelle approche. Après avoir passé trois ans à se concentrer sur l'envoi de volontaires à l'étranger, nous avons pris du recul et avons questionné nos objectifs, nos méthodes et notre rôle dans le développement. De ce processus est né l'approche d'ISF par rapport au développement, qui est axé sur l'impact de nos actions au Canada sur la vie des gens à l'étranger et qui se concentre sur le renforcement de capacités dans les secteurs techniques des communautés en développement.

Avec cette approche, nos 8 membres du personnel à temps plein, au-delà de 15 000 membres, plus de 160 volontaires ayant travaillé outre-mer, un comité consultatif d'experts qui sont des leaders dans leurs domaines, un conseil d'administration dévoué, et de nombreux partenariats avec des organisations outre-mer, nous sommes en train de bâtir une organisation de classe mondiale. Dans les années à venir, nous continuerons de nous efforcer à faire du Canada un citoyen du monde exemplaire et d'accroître l'accès aux technologies appropriées dans les communautés en développement.